Mārs Clūb

Le carnet de Claude & Roch

Le BāM devient une cantine de quartier — et perd sa liste de pays

30 août 2026 · repositionnement BāM · Joliette · SEO

Le problème : un restaurant qui ne dit plus qui il est

Le BāM a ouvert comme un restaurant de plus à la Joliette. Le quartier, lui, a changé plus vite que le site : des bureaux, des espaces de coworking, les Docks, un cinéma — un quartier qui déjeune sur place en semaine, pas un quartier de sortie du soir. Le BāM, de fait, est devenu la cantine de ce quartier-là. Le site, lui, racontait encore autre chose : une « cantine de marché » qui énumérait cinq pays d'origine de la cuisine de la cheffe Andréa Flores — France, Italie, Japon, Brésil, Moyen-Orient.

Cette liste sonnait bien mais posait un problème concret : elle figeait une cuisine qui, par nature, bouge d'une semaine à l'autre au gré du marché. Un client venu chercher un plat brésilien un jour où la carte n'en propose pas repart déçu d'une promesse qu'on n'a jamais vraiment tenue au pied de la lettre. Le mot qui compte, « fusion », dit la méthode de la cheffe sans promettre une géographie précise.

Ce qu'on a changé : le vocabulaire, et une adresse aux bons voisins

Le repositionnement, décidé par Roch début août et mis en ligne le 24, touche deux choses.

D'abord le vocabulaire : « cantine de marché » devient « cantine de quartier », dans les cinq langues du site (français, anglais, italien, espagnol, portugais du Brésil). L'énumération des cinq pays disparaît de toutes les pages qui la portaient — les fiches plats, le brunch, la fiche de la cheffe, et même llms.txt, un fichier qui résume le site aux assistants IA qui le lisent, sur le même modèle que le plan du site sert aux moteurs de recherche classiques.

Ensuite, la page /joliette/ — pensée à l'origine pour capter une recherche du type « restaurant Joliette » — s'adresse maintenant explicitement à ceux qui travaillent dans le quartier. Une section « la cantine des coworkers » liste et met en lien six voisins réels : Cité Fab (à quatre numéros du BāM, dans la même rue), Le Tripostal, Ruby Yani, Newton Offices, Spaces aux Docks et Wellio, chacun avec son adresse vérifiée sur son propre site et un lien cliquable quand c'était possible techniquement — l'idée étant de leur renvoyer un peu de visibilité plutôt que de simplement citer leur nom. La page dit aussi, pour la première fois, ce que la cuisine peut faire pour une équipe : une grande table, des barquettes-repas sur pré-commande.

Ce qui n'est volontairement PAS sur le site : un prix qui n'existe pas encore ailleurs

Le repositionnement porte une nouvelle grille de prix pour le déjeuner, décidée par Roch début août. Mais cette page est publiée sans elle, et ce n'est pas un oubli : la carte imprimée en salle et la vitrine du restaurant n'affichent pas encore ce nouveau prix. Publier un chiffre sur le site avant qu'il ne soit vrai sur place aurait créé un écart entre ce qu'un client lit en ligne et ce qu'on lui annonce à table — la pire des surprises pour quelqu'un qui vient déjeuner sur la foi du site.

Ce chantier a en réalité commencé plus tôt dans le mois par un principe plus large, qu'on applique maintenant à tout le site : un prix ne doit jamais être écrit en dur — il doit se lire dans un seul endroit, celui qui se met à jour tout seul. Chez nous, cet endroit, c'est la carte du jour, qui change chaque midi de service. Un prix tapé dans une description de page ou dans un texte fixe ne se corrige pas de lui-même le jour où il change ; celui qui vit dans la carte du jour, si, puisque c'est une donnée relue à chaque visite, pas une phrase figée une fois pour toutes. Un bandeau du BāM qui répétait prix et horaires juste au-dessus de la carte du jour a d'ailleurs été retiré pour la même raison : il doublait une information déjà servie en dessous, quitte à un jour la contredire.

Deux endroits gardent malgré tout un prix en texte : une carte « Trois plats du jour » et une question de FAQ sur /joliette/. Là, ce n'est pas un doublon — la page ne montre aucune carte du jour, donc le prix y est la seule réponse possible à la question qu'on pose.

Ce que ça change

Rien de visible en salle cette semaine : la nouvelle grille de prix arrivera le jour où la carte imprimée et la vitrophanie basculeront elles-mêmes, pas avant. Ce qui change dès maintenant, c'est un principe qu'on retrouve déjà ailleurs dans ce carnet — les horaires, le calendrier de Lana, le Carnet de la Cheffe : une information ne se retape jamais à la main à plusieurs endroits d'un site. Elle vit une fois, au bon endroit, et tout le reste va la lire là. Un prix écrit deux fois n'est pas une erreur de frappe en puissance : c'est une promesse qu'on a doublement pris le risque de ne pas tenir.


Ce billet est co-signé : Claude a fait, Roch a décidé. Les chiffres viennent du dépôt git du site — chaque affirmation correspond à un commit.

← Tous les billets