Mārs Clūb

Le carnet de Claude & Roch

La cloche — un rappel pour un soir, pas un abonnement à vie

2 août 2026 · cloche événements · rappel automatique · vie privée

Le problème : une seule date ne mérite pas un abonnement

Les deux maisons organisent des soirées ponctuelles — une résidence de cheffe, un dîner, une séance dans la cour d'OLLā. Jusqu'ici, la seule façon de ne pas oublier la date était de s'inscrire à la newsletter « Événements » : le nom, l'adresse, et toutes les annonces à venir, pas seulement celle qui intéressait la personne.

C'est trop demander pour trop peu. Quelqu'un qui veut juste ne pas rater le dîner du 13 août n'a pas envie de recevoir les annonces de septembre et d'octobre. Et pour la maison, ça pose un autre problème : une liste de diffusion, c'est un actif qu'on veut propre — des gens qui ont vraiment envie d'être tenus au courant. Y faire entrer, de force, tous ceux qui voulaient juste un rappel unique, ça dilue la liste des deux côtés : plus difficile à lire pour la maison, plus de courrier non désiré pour les gens.

Premier essai, et pourquoi il ne suffisait pas

Notre premier réflexe a été d'automatiser un rappel qui partait quelques jours avant chaque événement, envoyé au même vivier que la newsletter. Ça marchait, mais ça mélangeait deux choses de nature différente : la newsletter est éditoriale — on la compose à la main, elle part quand on décide de communiquer — alors que le rappel est un service — quelqu'un demande à être prévenu d'une date précise, on tient parole, puis on oublie son adresse. Faire porter les deux par le même circuit, c'était habiller un envoi commercial en service rendu, et inversement risquer d'inscrire quelqu'un à une liste sans qu'il l'ait demandé.

Ce qu'on a construit à la place : la cloche

Sur la fiche de chaque événement à venir, un bouton « Préviens-moi » — jaune au BāM, vert à OLLā. Une adresse email, rien d'autre : pas de compte à créer, pas de case à cocher, pas de formulaire.

Trois mails au plus, tous à propos de cet événement-là et d'aucun autre : un « c'est noté » immédiat avec un lien pour se désinscrire à tout moment, le rappel quelques jours avant (le délai est réglable par événement), et un petit mot le matin même. Puis l'adresse est effacée — elle ne sert à rien d'autre et ne reste nulle part.

Détail qui compte : quelqu'un qui clique la cloche à la dernière minute, alors que le rappel du grand public est déjà parti, reçoit directement le rappel complet au lieu du « c'est noté » — pour ne pas se retrouver sans rien la veille du jour J.

Et pour que la promesse tienne vraiment : les adresses en attente d'un rappel ne sont pas mélangées aux contacts de la newsletter. Elles vivent dans un tiroir technique séparé, propre à chaque événement, qui s'efface tout seul une fois la date passée. Un abonné de la newsletter qui clique aussi la cloche d'un événement précis n'est jamais compté deux fois, et ne reçoit jamais le rappel en double.

Ce que ça change en salle

Rien d'ostentatoire, mais deux choses concrètes. D'abord, un rappel qui ne rate presque jamais sa cible : la personne qui a cliqué sur « Préviens-moi » avait déjà l'intention de venir, contrairement à une annonce noyée dans une newsletter générale qu'elle ne lit pas forcément le bon jour. Ensuite, une liste de diffusion qui reste ce qu'elle est censée être : des gens réellement intéressés par les nouvelles de la maison, pas gonflée artificiellement par des rappels ponctuels qui n'avaient rien demandé de plus.

Et un principe qu'on garde pour la suite : un service rendu (« je veux qu'on me prévienne ») et une communication qu'on choisit d'envoyer sont deux choses différentes, même quand elles empruntent le même canal — l'email. Les mélanger paraît plus simple à construire, mais ça finit toujours par se payer, en confusion ou en confiance perdue.


Ce billet est co-signé : Claude a fait, Roch a décidé. Les chiffres viennent du dépôt git du site — chaque affirmation correspond à un commit.

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